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Les objets

PORTRAITS DE BROCS – 5

Cette semaine, les portraits de trois – en fait cinq : il y a deux couples ! – collègues passionnés d’art asiatique.

 

Ils ont tenu à se faire photographier en studio avec une épée rituelle (Anne, photographiée par Georges Berenfeld), avec un masque (Patricia & Rémi, photographiés par Isabelle Mondet), ou avec une coiffe (Georges & son épouse, photographiés par Edoarda Roncaldier).

 

Anne a demandé à un de ses amis d’écrire un petit texte pour commenter la photo (à lire ci-dessous, après les images).

 

A la semaine prochaine !

 

 

Et voici le texte pour Anne :

 

Des lèvres écarlates, un bras qui brandit un éclair de cuivre et d’or, un spectre qui défie les nuées, qui perce l’orage, qui ouvre les cieux aux puissances de la vie, aux sombres torpeurs des ancestrales terreurs : tel est ce katvanka du Tibet, rituel et puissant, tenu par une main délicate mais forte, en ce lieu où le passé se livre en un geste à des chalands, heureux de contempler, acquérir et transmettre une parcelle de l’œuvre d’une civilisation !

14 Mai

Christine Marbach nous propose un éventail de ses éventailséventails très Class

PORTRAITS DE BROCS – 4

Voici cette semaine les portraits de trois nouveaux collègues, chacun dans de beaux draps : Christine, Richard et Margot.

 

Les trois photos ont été prises en studio par Georges « Youri » Berenfeld.

 

Christine et Margot ont bien voulu nous livrer aussi un texte sur leur passion pour la mode et les habits, présents et passés : merci Kiki ! et merci Gatsby le Magnifique !

 

A la semaine prochaine !

 

 

Voici le texte de Christine :

 

Bien que destinée à une profession bien différente, après  des études  de linguistique (langues O’) et d’histoire  de  l’art (qui ne m’ont pas menée à grand-chose), j’ai toujours cousu et toujours aimé coudre, et surtout j’aime qu’une femme se sente féminine dans sa « seconde  peau ».

 

En 1959, j’ai cousu ma première robe, carreaux vichy et broderie anglaise, style BB, et depuis je n’ai cessé de créer robes, manteaux et accessoires. J’aime particulièrement  les choses futiles, presque inutiles : déshabillés à ne porter que pour se montrer  avant  de  se  déshabiller  complètement, robes en dentelle à ne porter qu’une fois, bref un peu de théâtre…

 

Mon rêve est de faire vivre la dentelle sur les femmes, c’est pourquoi j’ai appelé ma petite entreprise « Livinglace of Kiki ».

 

Kiki, c’était moi du temps de ma petite robe vichy. Depuis beaucoup d’années ont passé, j’ai travaillé avec les musées, les couturiers, les théâtres à Munich, Dresde, Paris, et puis maintenant les Puces de la Porte de Vanves où  je rencontre plein de gens du spectacle, de la mode, des collectionneurs du monde entier, bref un petit univers de passionnés de mode, et ça sur le trottoir, le samedi et le dimanche matin.

 

 

Et voici le texte de Margot :

 

Il était une fois une jeune femme de 25 ans qui en avait marre de grimper les échelons dans le milieu du secrétariat. Sa passion, c’était les vieilles choses et le théâtre. Elle rencontra une autre femme qui était étudiante en droit et voulait devenir commissaire-priseur.

 

Un week-end, elles décidèrent de se balader à Vanves, et c’est là que tout a commencé : un marchand qui avait des vêtements de théâtre proposa qu’elles passent le voir dans la semaine à son magasin « Jules Joffier » dans le 18ème, car il avait beaucoup de choses à vendre. En fait il voulait se débarrasser de sa boutique et partir vivre son grand amour en Bretagne !

 

Elle conclut l’affaire et prit la boutique et la place à Vanves. Ce fut le commencement d’une très belle histoire qui, année après année, l’amena à se spécialiser dans les bijoux anciens et les objets féminins (sacs, poudriers, vêtements 1920, chapeaux).

 

Elle a toujours aimé les années vingt, qui pour elle sont une période de faste et de luxe que nous ne retrouverons jamais, et elle rêve encore de Gatsby le Magnifique et de sa bande…

PORTRAITS DE BROCS – 3

Et voici la 3e publication de notre série « Portraits de brocs ».

 

Cette semaine, nous vous prouvons par l’image qu’un broc ça peut sourire, rire et s’amuser !

 

Merci à Sylvie (photographiée par Youri), à Véronique et Vincent (photographiés par Isabelle), et à Yann (photographié par Stéphan).

 

Véronique nous livre aussi un texte, plus méditatif que les photos (ci-dessous).

Bonne lecture !

 

 

 

Voici le texte de Véronique :

 

Enfance : rêves éveillés devant les jouets, livres anciens et objets des greniers et des décors qui jalonnent mes plus anciens souvenirs… Chaque objet surgi du hasard de la chine vient s’y rattacher par un fil ténu et sûr. On peut appeler ça le goût… Le mien va vers tout ce qui évoque les univers de mes maisons disparues, réelles ou imaginées …

 

Une grand-mère à Lyon, une à Paris, un grand-père en Provence, trois maisons fortes et contrastées – les années 1900, rusticité campagnarde et profusion de la ville, puis un goût plus tardif pour l’époque baroque dans tous ses états, la palette de ses couleurs, ce mélange de raffinement et de presque naïveté qui va jusqu’au début du 19ème, voici tout ce qui guide de l’intérieur mes antennes lorsque je chine… Et dans chaque catégorie d’objets, je traque celui qui révèle une recherche, une beauté, une particularité, celui qui frappe par la rareté d’un de ses caractères ou par la parcelle de perfection, d’humour ou d’étrangeté qu’il porte en lui, voulus ou de hasard, bref la réussite qu’il évoque ou qu’il incarne…

 
Ce mannequin est justement inclassable… Poupée immense ou marionnette inquiétante d’un théâtre à taille presque humaine… Le mystère de son œil sombre et profond qui nous observe avec sévérité m’a aspirée dans son étrangeté…